Revue FEIZ HA BREIZ

Revue bretonne  éditée par l’évêché de Quimper. Depuis 1910, l’abbé Jean Marie Perrot en est le rédacteur.

De nombreux numéros sont illustrés par Xavier de Langlais.

Couverture illustrés en gris et noire représentant une hermine et la croix, première gravure réalisée pour cette revue par Xavier de Langlais.
Reprise de la Couverture illustrée de 1933 en noir et jaune

et Biz Nevenoe :

Couverture illustrée de Xavier de Langlais : veuve priant au cimetière
Couverture illustrée de Xavier de Langlais
Couverture illustrée pour Nedeleg en noir et bleu
Couverture illustrée de Xavier de Langlais
  • 1936 Revue FEIZ HA BREIZ 1

  • 1936 Revue FEIZ HA BREIZ 1

  • 1936 Revue FEIZ HA BREIZ 1

  • 1936 Revue FEIZ HA BREIZ 1

Revue éditée par l’évéché de Quimper. Depuis 1910, l’abbé Jean Marie Perrot en est le rédacteur.  Après le retour de la première guerre Feiz ha Breiz va retrouver sa parution régulière, son lectorat, mais avec une érosion qui se devine, du moins chez les laïques, car le clergé alors très nombreux a obligation d’y être abonné. En effet, si elle est la revue du confrère Perrot, elle est aussi celle de l’évêché. En ces années, la censure épiscopale s’invitera à tous les numéros, veillant à ce qu’elle reste en dehors de toute politique, surtout si celle-ci avait des relents d’autonomisme du fait de l’amitié que porte l’abbé Perrot à maints nationalistes, et qui sont de son entourage. Cette interdiction va considérablement entraver l’action de l’abbé Perrot au sein du Bleun-Brug, mais aussi contribuer à ne plus faire de Feiz ha Breiz qu’une revue culturelle très éloignée de son but premier. Autre souci de l’évêché, que la présentation de l’Histoire de Bretagne, de la culture et des traditions bretonnes ne soit pas en contradiction avec l’Histoire de la France, ce qui pourrait « mener à un autonomisme inavoué ». La censure sera parfois telle, qu’elle touchera jusqu’aux illustrations, aux couvertures comme pour le numéro « Hors série » annonçant les fêtes du Bleun-Brug de 1937. Cette couverture est un dessin de Xavier de Langlais montrant côte à côte, le moine Yann Landévénnec « armé » de la croix et un guerrier breton prêt à tirer avec son arc, allusion évidente à la lutte contre l’invasion Viking. Le vicaire général Joncour y verra une concordance avec l’injonction mahométane « Crois ou meurt », d’où une savoureuse lettre à l’abbé Perrot de réprimande pour cette « maladresse guerrière », qui pour le vicaire général cachait en réalité une pensée autonomiste.