Xavier de Langlais – Ecrivain en français

Xavier de Langlais a commencé par écrire en langue bretonne mais en traduisant parfois aussi en langue française. Son œuvre littéraire est connue et reconnue en Bretagne comme faisant partie du paysage de la littérature bretonne de référence. Mais après la guerre il décide aussi d’écrire en français, en commençant par la traduction ou plus justement la réécriture de son “Ile sous cloche”, roman d’anticipation qu’il a rédigé en breton en 1940 et qui malheureusement sera détruit chez l’imprimeur pendant les bombardements de 1943 (il sera finalement publié en 1949).

Son œuvre éditée en langue bretonne comporte une diversité notable de productions : romans, pièces de théâtre, nouvelles, poésies sont autant de formats littéraires utilisés par Xavier de Langlais pour y exprimer sa vision du monde et son attachement à sa langue et l’univers qui l’entoure.

Concernant l’aspect de son œuvre littéraire en français Xavier de Langlais comme écrivain va s’intéresser au roman du Roi Arthur.

 Les poésies

1925 – Le mendiant : poème et gravure

En octobre 1925, Xavier de Langlais édite avec quelques amis étudiant aux Beaux Arts de Nantes une petite revue : “la feuille d’Acanthe” qui n’aura qu’un seul numéro.

Le mendiant – Poème et Gravure sur linoleum 1925

2 Kanou en noz  (1932)

Kanou en noz (Chants dans la nuit) illustrations XL. Poésies. 1932, Éditions Gwalarn.

 

 

 

Publié en breton, il fera la traduction de certains de ces poèmes en français,

Deux seront publiés en 1934

Revue “Poésie” Notice sur les poètes bretons

Et dans Kanou en Noz réédité en 2019 six sont traduits par l’auteur seulement. 

2019 Kanoù en noz Réedition

 

3 Les îles de la jeunesse (Inizi ar Yaouankiz) (1936)

 

 

Inizi ar Yaouankiz “Les îles de la jeunesse”  est un poème publié dans la revue « Synthèse » en juillet 1936. En français et en Breton.

Une gravure a été prévue pour accompagner le poème mais n’a pas été imprimée 

 

Pièces de théatre

Ecrite initialement en breton, mais avec la traduction de l’auteur en français (uniquement dans l’édition de 2006)  : 

2006 – Koroll ar Marv hag ar Vuhez / Danse de la Vie et de la Mort – Réédition

 

 

 

 

 

 

 

Les chroniques

 Ar Seiz(h) Avel (1941)

Xavier de Langlais va, pendant la seconde guerre mondiale, s’essayer à un nouvel exercice
littéraire, la chronique humoristique, engagée, culturelle. C’est ainsi qu’il va prendre part à la
rubrique en langue bretonne dans le quotidien La Bretagne : « Ar Seiz(h) Avel ».

Traductions en français disponible dans sa réedition : 

SKIGNET D’AR SEIZH AVEL –

Le roman

Le roman est un genre que Xavier de Langlais s’est approprié après avoir écumé les autres
genres littéraires. On s’aperçoit qu’il considère à cette époque que le roman est trop « long pour le moment ». C’est donc peut-être par manque de temps ou par manque de maîtrise de la langue qu’il ne souhaite pas écrire de roman. Mais il a déjà bien dans l’idée d’en écrire. Et son premier roman va marquer la littérature bretonne, tout comme Ene al Linennoù, par son caractère original.

 1 Enez ar Rod (Île sous cloche), (1943-49)

Enez ar Rod (Île sous cloche),  écrit en 1940 et détruit à l’imprimerie par les bombardements de 1943, il sera écrit et publié en Français en 1946

Il ne sera imprimé en Breton que en 1949, Éditions Ar Balb. Son premier roman est d’un genre nouveau en breton : roman d’anticipation. et réédité en 2000, Éditions Mouladurioù Hor Yezh.

 

 

 

 

 

 

1965 Le roman du Roi Arthur – 1

 

 

 

 

 

 

1967 – Le roman du Roi Arthur – 2 – Lancelot

 

 

 

 

 

 

1969 – Le roman du Roi Arthur – 3 – Perceval

 

 

 

 

 

 

1971 – Le roman du Roi Arthur – 4 – La quête du Graal

 

 

 

 

 

 

1971 – Le roman du Roi Arthur – 5 – La fin des temps aventureux

 

 

 

 

 

 

 

 

Les conférences 

par  Xavier de Langlais 

1948 Conférence sur le nombre d’or

 

Conclusion  

Xavier de Langlais était un écrivain de langue bretonne , c’est à la langue bretonne qu’il a voué le plus clair de son temps réservé à sa littérature. Et quand ce n’était pas d’abord pour la langue bretonne, ce fut pour la matière de Bretagne, l’art ou la culture.
Il a consacré 6 années de sa vie à la rédaction du roman du Roi Arthur car ce thème lui était très cher, et une fois ce travail considérable terminé, il a voulu aussi l’exprimer en breton. Hélas l’ankou a coupé cet élan et “ Romant ar roue Arzhur (1975)” ne correspond qu’aux deux premiers volumes sur les cinq du grand roman du roi Arthur qui reste inachevé. C’est donc une oeuvre complète qu’il laisse en français, et qui mériterait une traduction pour achever celle en langue bretonne.