1958 Visage de clown triste de face 6F

Code XL : xavier de langlais-OR-HI-VCT-SD-1958-X-27
Titre : Visage de clown triste de face (VCT)
Technique : Huile sur Isorel (HI)
Description : Visage de clown triste qui lui sert d’étude de sa peinture et de ses recettes, on le sait par son journal d’artiste qui est reproduit ci-dessous.
“J’appelerai désormais cette formule sans eau : FORMULE 27/10/58”
Date : signé en bas à gauche et datée 27-X-1958
Précision date : Signe Daté (SD)
Dimensions : 6F ( selon la règle des formats ) Figure 6 : 41 x 33 cm
Collection : Famille
Thème : Cirque
Couleur de fond : Vert (VER)
Connu du public par : non connu
Extrait du journal du Peintre :
“Clown”
27/10/1958
Peint aujourd’hui un “Clown” (si l’on veut) sur isorel 6F préparé ainsi. 1 couche colle totin 10, eau 100 + 2 couches idem mais avec en su blanc d’espagne 30, lithopone 10.
Couleurs en poudre broyées avec l’émulsion de base de la tempera (16/04/57) c’est-à-dire.
Jaune d’oeuf 20 + gomme arabique 5 + huile de lin polymérisée 20 + huile oeillette 20, siccatif de harlem 10, essence de térébenthine 20, blanc d’oeuf 30, essence de myrbase 5. (Ni vinaigre, ni savon noir).
Diluant, essence de térébenthine.
J’appelerai désormais cette formule sans eau : FORMULE 27/10/58
Grande facilité d’emploi.
Résonance très profonde, luminosité remarquable, doit permettre des effets de puissance impossibles à l’œuf dilué à l’eau.
Matité parfaite.
Cependant (il y a toujours un “mais”) même en broyant directement la gomme arabique dans le jaune d’oeuf, l’émulsion à tendance à se “séparer” dans les flacons qui la contiennent.
J’essaierai de remplacer la gomme par de la cire ou d’ajouter un peu de cire à la gomme. La cire stabilisant les émulsions suivant mes observations personnelles.
Pour juger de l’excellence de cette formule présente, il faut, de toutes manières, attendre le séchage complet de cet essai. Ce que je puis dire, c’est que jusqu’à cette date, c’est de toutes les formules à l’œuf, la plus agréable à employer.
Note : Après 24H de séchage, la couleur ne poudre plus sous le doigt. Du fait du diluant, sans doute, la pâte semble moins fine, moins légère que celle du 10/10/58.
Il y a un peu de lourdeur d’aspect, vu de près. Peut-être ai-je cédé au plaisir d’empâter trop brutalement avec un procédé qui ne permet généralement que les jus légers.
De loin, la matière semble au contraire très onctueuse et transparente.
28/10/1958
Repris ma toile du 09/04/57 (déjà retouchée le 19/10/58) avec une troisième formule composée comme suit:
Jaune d’oeuf 20 + huile de lin plymerisée 30. Huile d’oeillette 30 + vernis colle d’or Lefranc 30, essence de térébenthine 30 + blanc d’oeuf 30 + myrbane 5 + vinaigre 50 auquel j’avais ajouté 10gr d’eau contenant 5gr de gomme arabique + savon noir, eau (à10%) 50gr.
Peinture trop tirante bien que permettant de beaux modelés.
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