Vocabulaire du métier de peintre – Xavier de Langlais

Extraits de “La technique de la peinture à l’huile” éditions Flammarion 1958 puis complétée et rééditée en 1973

Les recettes dans le livre sont toutes exprimées en grammes, même si certaines sont très anciennes, les équivalences en grammes sont données.

Toutes les recettes du livreont le mérite d’être réalisables et d’avoir été essayées par l’auteur.

Vocabulaire du métier

Le support  est le materiau souple ou rigide sur lequel viendra se superposer par la suite lencollage puis l’enduit.

Le fond doit être considéré comme le recto du support, c’est à dire, la surface plate destinée à recevoir par la suite l’encollage, l’enduit et la peinture.

Plusieurs sortes de supports :

  • Panneaux de bois soit d’une pièce, soit “parquetté généralement recouvert d’une toile assez fine puis d’un enduit à la colle ou au platre.
  • Toile marouflée de papier (favori de Rubens)
  • Toile forte marouflée d’une toile fine
  • Toile tendue sur chassis (avec des semences ou agraffes)
  • Carton, Isorel, bois aggloméré

Le marouflage consiste à encoller un support (le plus souvente mince) sur un autre support (générlementrigide) soit par une colle à l’eau (gélatineou caséinee) soit à l’huile (céruse en pâte).

Les colles :

  • Caséine : colle à froid à base de caséine (protéine du lait ou fromage) diluée dans l’eau et l’amoniaque (ou la chaux).
  • Colle Totin : sorte de colle à base de peaux de lapins
  • Colle de gélatine : colle à chaud faite à base alimentaire, ou d’os, ou de peaux, ou de poisson.
  • Case-arti : colle de caséine du commerce de chez Lefranc-Bourgeois
  • Case-alba : idem par Sennelier 
  • Un désinfectant peut être ajouté pour sa conservation au delà d’une journée, la colle peut alors se garder des mois : on y ajoute de l’acide phénique et de l’essence de mirbane selon les recettes.

Bain Marie : technique de cuisson oû le premier liquide ou solide à chauffer est placé dans un récipient, qui lui-même est placé dans un récipient plus grand rempli d’eau qui est mis sur le feu.

Pour une recette comportant une essence volatile inflammable, il est indispensable que l’eau du Bain Marie soit porté à ébulition puis retirée du feu avant de recevoir le récipient contenant l’essence.

Les enduits : ils se distingues des encollages (à base de colle de gélatine ou caséine) en renfermant une certaine charge de blanc qui les rends plus ou moins opaques. Car l’enduit doit être lumineux…

  • Enduit à la céruse : convient bien à la peinture à l’huile, mais il aura tendance à jaunir.
  • Ensuit à base de colle de peaux et de craie, à la manière des primitifs, sera plus lumineux.
  • Mucilage : glycerine qui peut être ajoutée à la colle pour donner plus de souplesse.
  • Huile de lin polymérisée, huile d’oeillette sont à préférer à l’huile de lin ordianire qui jaunit
  • Blancs pour enduits : blancs d’Espagne, blanc de lithopone, blanc de zinc, blanc de titane ou de céruse …
  • Les enduits sur fonds peuvent être additionnés de sciure ou de platre actif ou amorphe…

Les fonds : la plupart des supports se passent d’une couche de fond, mais il peut être intéressant d’y ajouter de la sciure qui apporte un effet décoratif plus grenue.

Les étapes de préparation :

  1. Choix du support : panneau de bois ou toile tendue sur chassis.
  2. Premier encollage : de une à six couches de colle légère.
  3. Ponçage éventuel apès la première couche.
  4. Le marouflage : une toile plus fine ou un papier.
  5. ou Enduit passé rapidement.
  6. Raclage de l’enduit à chaud si nécessaire. 
  7. Nombre de couches : une couche d’encollage et deux couches d’enduit, constituent une bonne moyenne.

Les huiles : élément principal des couleurs

 

A suivre 

 

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