1949 CRYPTE DU GRAND SEMINAIRE de ST BRIEUC (22)

Titre : CRYPTE DU GRAND SEMINAIRE de ST BRIEUC

Édition : Oeuvre monumentale

Auteur :GRAND SEMINAIRE de ST BRIEUC

Illustrateur : Xavier DE LANGLAIS

Année de réalisation : 1949

Dimensions : 3m de haut par 10 m de large  (à confirmer)

Description :   Choeur de la crypte du grand séminaire de ST BRIEUC réalisé par Xavier de Langlais : en 1949 : huile sur toile marouflée.

En 2016 ces batiments ont été restaurés pour devenir : la Maison St Yves, nouvel évéché de St Brieuc. Ainsi cette crypte est devenu la chapelle particulière de l’éveque Mgr Denis Moutel.

Il en fait lui même la description :

2021 Méditation sur la chapelle de la Maison St Yves de ST BRIEUC (22)

 

Histoire de cette commande :

XAVIER DE LANGLAIS, la créativité bretonne.

Première esquisse  de la Crypte du grand séminaire à Saint-Brieuc réalisée en 1948

La décoration de la crypte a été confié à Xavier de Langlais qui l’a réalisée en 1949.

Photo prise en 2010  avant la restauration de la crypte

Chaque partie  a fait l’objet d’une étude au fusain en taille réelle ( 3m x 3m ) Puis a été peint à l’huile par Xavier de Langlais sur place sur une toile marouflée sur le mur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Evocation puissante du “Nouvel Adam” montant au calvaire et portant sur sa croix tout le poids du fardeau des pêchers de l’humanité… 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Evocation plus douce de l’offrande de Marie enfant  à sa consécration au temple. Elle représente “la nouvelle Eve” qui va porter l’enfant qui deviendra le “Messie”. 

Code GW : OM-CRY-STB-1949

Il écrivait en juin 1949 à son ami Xavier Haas :

J’avais trouvé pour ma décoration de la chapelle du grand séminaire à St Brieuc une composition décorative et pleine de symboles sur la vie de St Brieuc. Bien entendu “ils” n’en veulent pas (sans l’avoir vue) et ils tiennent à une présentation de la Vierge au temple. Sujet difficile à traiter en dehors des sentiers battus ! Pas facile de faire q.q chose d’émouvant avec ce canevas bien mince. J’essaierai d’y ajouter une scène de la Passion.

Kohanno ce vendredi 26/8/49 Vieux cher,

 La chapelle de mon séminaire étant encore encombrée d’ouvriers, je ne pourrai commencer ma décoration avant une dizaine de jours.

St Brieuc ce dimanche [fin septembre]

Mr l’abbé… non c’est trop tard ! N’empêche que j’ai vécu ici trois semaines d’idéale retraite spirituelle. Si par compensation sans doute, puisque tout s’achète en ce monde, je n’avais souffert d’une pénible crise d’insomnie, j’en aurai emporté le souvenir d’une merveilleuse détente. J’ai trouvé ici, de la part du Supérieur et des Directeurs l’accueil le plus délicat et le plus familial, tant sur le plan matériel qu’artistique ; ils ont désiré me créer une ambiance aussi “propice que possible à mon travail” et y ont réussi. Après cette expérience, et comparant mes précédents contacts avec les autres diocèses à ceux que j’ai eu ici, je crois pouvoir dire que le clergé des côtes du Nord est le plus ouvert d’esprit que je connaisse. Sur tous les plans, y compris le plan culturel breton. Influence de l’abbé Le Douarin sur le plan artistique et liturgique, de Lefort architecte du séminaire (dont la chapelle est vraiment très belle) de Bouillé, de Me de Planhol, et enfin sur le plan de la langue de l’abbé Le Floc’h. Passons !…

Ma décoration est terminée et elle ne m’a pas déçu… c’est déjà q.q. chose. Quant à l’accueil qui lui est faite, j’en suis tout remué. Jamais je n’ai rencontré pareille compréhension. Du coup il est question que je décore une autre salle du séminaire et je suis en pourparlers pour une peinture dans une église de St Brieuc (Gouédic) bâtie par Bouillé mais, malheureusement surchargée d’objets les plus hétéroclites. Tu me connais un peu et tu sais que toutes ces manifestations de sympathie ne me tourneront pas la cervelle au point de m’aveugler sur les faiblesses de mon œuvre.

C’est au contraire, un rude excitant à mieux faire. Plus la critique me sera favorable et plus je devrai m’être sévère à moi-même. Dans l’ensemble, l’harmonie générale y est. Le trait a plus de vigueur qu’à Lannion. J’ai cherché à éviter une certaine “enflure” des formes qui tenait à une sorte de vertige sacré devant la surface à décorer (plus importante d’ailleurs, qu’ici). En somme, autant de force, je crois, mais avec plus de nerf et de sensibilité. L’harmonie chante aussi davantage. Tu pourras juger de la composition générale par une photo qui a déjà été prise avant l’achèvement tout à fait définitif et dont je t’enverrai une épreuve quand on m’aura confié le cliché, comme promis.

Du point de vue valeurs et atmosphère, c’est parfait, du point de vue purement photographique c’est mauvais en ce sens que l’éclairage aurait dû être corrigé par des réflecteurs, la chapelle n’étant éclairée que par le côté gauche.

Je me suis servi d’huile + un peu de cire + un peu de vernis siccatif Harlem + un peu de ponce. Mon mélange habituel. Résultat + brillant que mat, mais qui paraît absolument sans reflets, étant donné l’éclairage. La luminosité est telle que l’enduit mural à la détrempe paraît lourd. Là aussi, progrès sur Lannion : j’ai évité les empâtements excessifs. Comme pigments je me suis servi de blanc de zinc de très belle qualité couvrant bien (moins lourd que le blanc de céruse), de jaune de Mars, oranger de Mars (l’ocre jaune et rouge sont ternes à côté), de vert oxyde de chrome (vert émeraude non hydraté), de terre de sienne Mat et brûlée, de rouge anglais et d’outremer. 6 couleurs + le blanc. Et en grande surface ça chantait si fort que j’ai été obligé de rompre après coup plusieurs tons

Illustrations associée(s) :

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