1959 La technique de la peinture à l’huile – Edition Flammarion

La technique de la peinture à l’huile

Xavier de Langlais

    • FLAMMARION     1959

Depuis longtemps considéré comme un ouvrage de référence, ce traité rassemble d’une part, des renseignements très précis sur la peinture à l’huile telle que la comprenaient les anciens et d’autre part, l’exposé d’une méthode moderne, inspirée de la tradition, mais adaptée aux exigences de notre temps, c’est-à-dire simplifiée et assouplie. Les supports, les colles, les enduits, les huiles, les couleurs, les vernis, la restauration des tableaux, le matériel du peintre y font tour à tour l’objet d’une étude précise. Toutes les préparations, toutes les recettes, toutes les manipulations que Xavier de Langlais préconise ont été essayées par lui et soumises à un contrôle rigoureux. Cet ouvrage met à la disposition des étudiants des écoles d’art, aussi bien que des peintres professionnels ou amateurs, une somme d’observations précises et d’indications éprouvées qui leur assureront la base indispensable à la pratique d’un métier qui, comme l’écrivait Fromentin, «s’apprend et, par conséquent, peut et doit être consigné»

 

  • Traduction en Japonais par  Mr MITSUHIKO KUROE
    Conservateur du Musée d’art occidental de Tokyo

a reçu LE PRIX PAUL CLAUDEL en 1969
Destiné à récompenser la meilleure traduction franco-japonaise parue dans l’année

Argus de presse : Ouest France 1 XII 1959

 

LA TECHNIQUE DE LA PEINTURE A L’HUILE 

Extraits 

 

Xavier de Langlais, professeur à l’école des Beaux-Arts de Rennes. 

La technique de la peinture à l’huile.

Histoire du procédé à l’huile, de Van Eyck à nos jours, eléments de recettes et manipulations, pratique du métier (1959), 

Suivie d’une étude de la peinture acrylique (1973) 

Ouvrage couronné par l’Institut au titre de l’Académie des Beaux-Arts. 

Flammarion éditeur, 26 Rue Racine, Paris.

 

La traduction japonaise de cet ouvrage par M.MITSUHIKO KUROE. Conservateur Adjoint du Musée d’Art Occidental de Tokyo a reçu en 1969 le prix Paul Claudel destiné à récompenser la meilleure traduction franco-japonaise parue dans l’année.

 

A la mémoire de XAVIER HAAS mon ami.

Peintre et graveur, il avait le culte de son métier. Il aimait l’ouvrage bien fait, conçu avec amour, sans hâte, exécuté parfaitement.

 

Avertissement:

Ce livre n’a pas la prétention d’être parfait : par définition il ne saurait l’être. Je l’avais tout d’abord conçu comme une véritable” somme de la technique picturale “, mais, publié in extenso, il eût été moins accessible à la plupart des peintres. Cette pensée m’a amené

à le réduire à l’essentiel.

D’ailleurs un tel ouvrage doit, presque fatalement, comporter des lacunes. Certains problèmes techniques concernant le métier de peintre ne seront jamais résolus d’une manière indiscutable tant qu’une équipe de spécialistes n’aura pas accompli, dans le domaine de la peinture, l’effort d’analyse et de synthèse qui a déjà été mené à bien dans la plupart des autres branches de l’activité humaine.

Une seule vie d’homme est trop brève pour suffire à pareille tâche.

 

Les faits présentés ici comme certains, peuvent cependant être considérés comme tels, pour avoir été vérifiés à différentes reprises, et plus sérieusement encore lorsque les premiers résultats obtenus démentaient les théories généralement admises. C’est dire que toutes les recettes, toutes les manipulations préconisées dans cet ouvrage, ont été essayées par l’auteur et soumises à un contrôle aussi rigoureux que possible. 

Lorsque je citerai, exceptionnellement, une formule que je n’aurai pas expérimentée moi-même, j’en noterai toujours la provenance. Il s’agira, d’ailleurs, dans ce cas, d’une recette apparentée de très près à mes propres essais, ce qui m’aura permis, par analogie,

d’en apprécier les données.

On connaît cette phrase du moine Théophile en préface à son Art du verrier : ” J’ai vérifié par des expériences multipliées, par des études de l’œil et de la main, l’exactitude de mes observations et je te les ai livrées d’une façon aussi claire que possible et sans la moindre réticence jalouse.”

Je me suis efforcé de conformer mon attitude à celle du vieil auteur italien. J’espère y avoir réussi…

 

Je me suis appuyé, d’une part, sur l’autorité de ces “maitres d’autrefois” dont nous ne possédons pas toujours les derniers secrets… ceux d’innombrables écrivains d’art (qui malheureusement n’étaient pas toujours des techniciens)

 

J’ai tenu compte, d’autre part, de mes propres observations, consignées jour après jour, toile après toile, dans mon journal de peintre durant vingt-cinq ans.

 

Si l’on en retranchait cet apport personnel, ce livre ne serait plus qu’une compilation.

En publiant aujourd’hui les notes que j’avais prises, tout d’abord, pour ma propre information, j’ai poursuivi un double but : 

1- mettre à disposition des peintres de métier (et plus spécialement les élèves des écoles d’Art) un recueil d’observations aussi exactes et complètes que possible… 

2- Faciliter les recherches des spécialistes, et même éventuellement, leur donner une base de discussion. C’est pourquoi j’ai parfois mentionné certaines recherches non abouties. C’est dire que toutes les critiques constructives que ce traité pourrait inspirer seraient les bienvenues.

 

Il décrit les déboires des peintures des 100 dernières années, sombres, empâtées, craquelées et de conservation difficiles et cite les qualités idéales que devrait avoir une peinture.

 

Cette peinture idéale serait-elle déjà inventée et mise au point que la vieille peinture à I’huile garderait encore tout son prestige. Et quelle technique nouvelle offrirait au peintre des garanties comparables à celles que le procédé à l’huile lui donne effectivement ?

Utilisé déjà depuis plus de cinq cents ans, ses premières réalisations demeurent encore d’une fraîcheur éclatante. Les déboires dont nous nous plaignons aujourd’hui ne font que

confirmer l’excellence de la technique des vieux maîtres.

On trouvera donc dans ce traité, d’un côté des renseignements aussi complets que possible sur la peinture à l’huile telle que la comprenaient les anciens et, d’un autre côté, l’exposé d’une méthode moderne, inspirée de la tradition primitive mais adaptée aux exigences de notre temps, c’est-à-dire simplifiée et assouplie.

 

NB Depuis la première édition de “La technique de la peinture à l’huile” en 1959, une solution à ce problème a été proposée : cette solution s’appelle l’Acrylique. Voir, en fin d’ouvrage, l’étude consacrée à la Peinture Acrylique parue en 1973.

 

Partie 1 L’histoire du procédé, de Van Eyck à nos jours. L’évolution de la technique.

 

Partie 2 Les supports, les fonds et les enduits. Recettes de colles …

 

Partie 3 Les éléments contributifs de la peinture :les huiles, les essences, les colorants …

 

Partie 4 La pratique du métier. Exemples d’applications du procédé à l’huile.

 

Partie 5 L’optique de la couleur. Le broyage, la restauration, le matériel du peintre. 

 

La peinture acrylique. Nature et propriétées des liants acryliques et vinyliques. Couleurs, vernis, médiums. Pratique du procédé.

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